En raison des consignes de confinement et de distanciation sociale, les femmes et les enfants aux prises avec la violence conjugale sont particulièrement en danger durant cette pandémie. Voici quelques informations à l’intention des femmes aux prises avec la violence ainsi qu’à leur entourage et aux professionnels ou professionnelles. 

Les centres pour femmes, les maisons d’hébergement et la ligne Fem’aide (1 877 336-2433 en Ontario) continuent d’offrir des services pendant la pandémie.

Pour les femmes

Être confinée à sa résidence à long terme lorsqu’on y subit de la violence est insoutenable. Malgré les consignes d’isolement et de distanciation sociale en vigueur, il n’est pas interdit de fuir une situation de violence. Vivre sans violence est un droit! Si vous êtes aux prises avec la violence conjugale et que vous souhaitez quitter votre relation, il vaut mieux ne rien dire à votre conjoint.

Voici quelques astuces pour lancer un appel à l’aide malgré les consignes de confinement :

  • Allez à la pharmacie et à l’épicerie seule, conformément aux consignes des autorités, et demandez aux membres du personnel d’appeler le 911 ou une maison d’hébergement.
  • Profitez de l’absence de votre conjoint pour appeler le 911, une maison d’hébergement ou la ligne Fem’aide (1 877 336-2433 en Ontario).
  • Choisissez un mot ou un sujet à aborder (par exemple, un souvenir d’enfance ou un voyage) au téléphone avec une personne de confiance pour signaler que vous avez besoin d’aide.
  • Si c’est possible, prenez une marche seule et apportez votre cellulaire pour contacter Fem’aide (1 877 336-2433 en Ontario), la maison d’hébergement la plus proche ou le 911. Si vous n’avez pas de cellulaire ou si vous craignez que votre conjoint regarde l’historique des appels, demandez à une personne que vous croisez pendant votre marche d’appeler le 911 à votre place.
  • Si vous recevez une livraison, laissez une note au livreur ou à la livreuse avec l’argent que vous lui remettez pour lui dire que vous vous sentez en danger et lui demander d’appeler le 911 pour vous. Si la livraison se fait sans contact, demandez à appeler le 911 dans la section réservée aux commentaires ou instructions sur le site Web.
  • Appelez le 911 en faisant semblant de commander un repas dans un restaurant.
  • Laissez une note dans la boîte aux lettres d’un voisin ou d’une voisine en qui vous avez confiance pour lui demander d’appeler le 911.

Mise en garde : C’est au moment où la relation de couple prend fin que le risque de violence mortelle est le plus élevé. Si vous êtes en danger immédiat, appelez le 911. Pour obtenir de l’aide ou établir un plan de sécurité, communiquez avec la ligne Fem’aide au 1 877 336-2433 (Ontario seulement).

Pour l’entourage

L’école, le travail, les activités avec la famille élargie et les sorties entre amis constituent des moments de répit pour les femmes et les enfants aux prises avec la violence conjugale. Pendant la période de confinement, le risque de violence est accru. Le rôle de l’entourage est d’autant plus important. Pour aider efficacement une femme, commencez tout d’abord par vous renseigner sur ce qu’est la violence conjugale, sur les signes avertisseurs et sur la façon d’aider.

Si vous pensez qu’une femme de votre entourage est victime de violence, rappelez-vous que malgré les consignes de confinement et de distanciation sociale, il n’est jamais interdit de fuir une relation violente et il n’est pas non plus interdit d’aider quelqu’un qui fuit une relation violente. Voici quelques suggestions pour aider une femme aux prises avec la violence en ces temps plus difficiles :

En tant qu’amis ou amies et membres de la famille :

  • Brisez l’isolement de la femme de votre entourage en gardant un contact régulier par téléphone, par appel vidéo, par courriel ou sur les réseaux sociaux. Attention : Vérifiez toujours si elle est seule avant d’aborder le sujet de la violence.
  • Choisissez un mot ou un sujet à aborder (par exemple, un souvenir d’enfance ou un voyage) au téléphone avec la femme pour qu’elle vous signale qu’elle a besoin d’aide si elle n’est pas seule.
  • Suggérez à la femme de ne pas avertir son conjoint si elle a l’intention de le quitter. Sa sécurité est une priorité.
  • Prenez connaissance des ressources locales pour pouvoir aider. Donnez-lui le numéro de téléphone de la ligne Fem’aide (1 877 336-2433 en Ontario) ou celui de la maison d’hébergement la plus proche.
  • Proposez à la femme de lui faire ses courses et de lui apporter pour pouvoir lui parler tout en respectant la distanciation sociale.
  • Acceptez d’héberger la femme et ses enfants ou aidez-la à trouver un hébergement temporaire en cas de besoin.
  • Faites connaître les ressources locales dans le voisinage à l’aide d’affiches ou de publications sur les réseaux sociaux.

En tant que voisin ou voisine :

  • Appelez le 911 dès que vous voyez ou que vous entendez quelque chose que vous croyez être de la violence conjugale.
  • Prenez connaissance des ressources locales pour pouvoir aider : la ligne Fem’aide (1 877 336-2433 en Ontario) et la maison d’hébergement la plus proche.
  • Faites connaître les ressources locales dans le voisinage à l’aide d’affiches ou de publications sur les réseaux sociaux.
  • Établissez des contacts amicaux avec votre voisinage tout en respectant les consignes de distanciation sociale pour qu’une voisine puisse se sentir à l’aise de faire appel à vous en cas de besoin.
  • Suggérez à la femme de ne pas avertir son conjoint si elle a l’intention de le quitter. Sa sécurité est une priorité.

Pour les professionnels ou professionnelles en contact avec le public (par exemple, personnel d’une pharmacie, d’une épicerie)

  • Vous pouvez jouer un rôle important pour une femme aux prises avec la violence. Vous pourriez être la seule personne avec qui elle a un contact à part son conjoint.
  • Prenez connaissance des ressources locales pour pouvoir aider : la ligne Fem’aide (1 877 336-2433 en Ontario) et la maison d’hébergement la plus proche.
  • Si une femme vous demande de l’aide, écoutez-la et aidez-la (prêtez-lui un téléphone, appelez le 911, etc.)