Comment communiquer

On peut influer très fortement sur la façon dont la violence faite aux femmes est décrite dans la presse et à la télévision en établissant de bonnes relations avec les médias. Donner aux médias des renseignements exacts et complets sur la violence à l’égard des femmes contribue à faire connaître cette information à un plus grand nombre de lecteurs, lectrices et de spectateurs, spectatrices.

Nous incitons les leaders communautaires à communiquer avec les médias afin de leur fournir un complément d’information et d’établir des relations à long terme. Collaborer avec les médias pour que les cas de violence faite aux femmes soient abordés dans un contexte global permet à la collectivité d’en apprendre davantage sur le sujet. Vous pourriez aussi demander à des journalistes d’écrire des articles sur divers aspects de la violence faite aux femmes et proposer de les aider en matière d’analyse de la problématique et de statistiques.

Voici quelques suggestions pour aider les médias à aborder le problème de la violence faite aux femmes :

  • Encourager les journalistes et les reporteurs à placer l’incident ou l’histoire dans un contexte plus large, en citant les statistiques sur la violence faite aux femmes à l’échelle locale ou nationale.
  • Demander que tous les articles et nouvelles se rapportant à la violence faite aux femmes comportent des renseignements sur les services d’aide disponibles.
  • Demander que toute excuse ou justification de la violence soit évitée. Par exemple, un article précise parfois que l’agresseur était déprimé parce qu’il avait perdu son emploi, ou qu’il avait beaucoup bu avant de devenir violent. Plutôt que de se contenter de fournir ces détails, il est bon de les placer dans le contexte de la violence faite aux femmes en indiquant que ce sont là des facteurs de risque.
  • Le langage est un outil puissant. Insister pour que les médias incluent les signes avertisseurs de la violence faite aux femmes dans leurs comptes rendus plutôt que d’attribuer la violence à « la jalousie » ou de parler de « crime passionnel ». Les termes « dispute familiale » ou « querelle d’amoureux » minimisent la gravité et la nature violente de l’expérience vécue par les femmes.

Le livret Sensibilisation des médias fournit des renseignements sur la façon d’impliquer les journalistes, les reporteurs et les médias locaux, et de leur donner des outils leur permettant de participer à la prévention de la violence faite aux femmes par le biais des médias. Le livret comprend :

1. Une lettre encourageant les médias locaux à fournir davantage d’information sur les signes avertisseurs et le contexte de la violence faite aux femmes.

2. Une lettre à adresser à la rédactrice ou au rédacteur à la suite du meurtre ou de l’agression d’une femme.

3. Un communiqué de presse général sur la violence faite aux femmes.

4. Un modèle de communiqué de presse sur le lancement d’une campagne locale Voisin-es, ami-es et familles.

5. Une annonce invitant les membres de la collectivité à participer à un forum Voisin-es, ami-es et familles.

Les membres de la collectivité devraient travailler à établir des partenariats avec les médias locaux en vue de fournir une information exacte et de nourrir une présence médiatique mieux informée et plus sensibilisée, dans la collectivité. Si un article d’un journal local ne traduit pas bien la nature et les conséquences de la violence envers les femmes, le fait d’avoir des relations suivies avec les médias locaux vous permettra d’en discuter beaucoup plus facilement.