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Vous préoccupez-vous du sort d’une femme que vous soupçonnez d’être victime de violence, sans savoir cependant quoi faire? Ce dépliant décrit les signes avertisseurs de violence et des suggestions sur les façons d’aider.

Voisin-es, ami-es et familles est une campagne qui vise à sensibiliser le public aux signes avertisseurs de violence faite aux femmes, pour que les personnes qui sont proches d’une femme vulnérable ou d’un homme violent puissent apporter leur aide.

Tous les membres de la communauté ont un rôle à jouer pour prévenir la violence faite aux femmes.Vous pouvez vous adresser à des organismes de votre collectivité qui offrent une aide aux femmes victimes de violence et à ceux qui peuvent aider les agresseurs.

Cette campagne est un partenariat entre le gouvernement de l’Ontario, la Direction générale de la condition féminine de l’Ontario, le Comité d’experts Neighbours, Friends and Families/Voisin-es, ami-es et familles, par le biais du Centre for Research and Education on Violence Against Women and Children et Action ontarienne contre la violence faite aux femmes (AOcVF).

Signes avertisseurs de violence

Vous pouvez soupçonner qu’une voisine, une amie ou un membre de votre famille soit victime de violence, sans savoir quoi faire ou comment aborder le sujet. Vous pouvez avoir peur d’aggraver la situation ou de ne pas savoir comment réagir. En comprenant les signes avertisseurs et les facteurs de risque de la violence faite aux femmes, vous pouvez aider.

Si vous remarquez l’un des signes avertisseurs suivants, le temps d’agir est probablement venu :

  • Il la rabaisse.
  • Il parle tout le temps et domine la conversation.
  • Il la surveille tout le temps, même au travail.
  • Il essaie de prétendre qu’il est la victime et il agit comme s’il était déprimé.
  • Il essaie de l’empêcher de vous voir.
  • Il agit comme si elle lui appartenait.
  • Il ment pour bien paraître ou exagère ses qualités.
  • Il agit comme s’il était supérieur aux autres membres de sa famille et plus important qu’eux.
  • Elle s’excuse ou trouve des excuses à son comportement, ou elle devient agressive ou se met en colère.
  • Elle semble mal à l’aise de s’exprimer en sa présence.
  • Elle semble être malade plus souvent et s’absente du travail.
  • Elle essaie de masquer ses blessures.
  • Elle trouve des excuses à la dernière minute pour ne pas vous rencontrer ou elle essaie de vous éviter lorsqu’elle vous rencontre dans la rue.
  • Elle semble triste, seule, repliée sur elle-même et craintive.
  • Elle consomme des drogues ou de l’alcool pour faire face à la situation.

(Bien que la plupart des actes de violence soient commis dans des relations hétérosexuelles, ils peuvent également se produire dans des relations entre personnes de même sexe. Les suggestions faites dans cette brochure s’appliquent à tous les cas.)

Facteurs de risque

Le danger risque d’être plus grand dans les cas suivants :

  • Il est en contact avec elle, a le droit de visite ou la garde des enfants.
  • Il a accès à des armes.
  • Il a des antécédents de violence envers elle ou envers d’autres personnes.
  • Il a menacé de la blesser ou de la tuer si elle le quitte. Par exemple « Si tu n’es pas à moi, tu ne seras à personne ».
  • Il menace de faire du mal à ses enfants ou ses animaux domestiques, ou de détruire ses biens.
  • Il a menacé de se suicider.
  • Il l’a frappée ou a essayé de l’étrangler.
  • Il passe par une phase très difficile (p.ex., emploi, séparation, dépression).
  • Il est convaincu qu’elle fréquente quelqu’un d’autre.
  • Elle vient juste de se séparer ou elle a l’intention de le quitter.
  • Elle craint pour sa vie et pour la sécurité de ses enfants ou elle est incapable de voir les risques.
  • Elle lutte pour la garde des enfants ou elle a des enfants d’une relation précédente.
  • Elle fréquente quelqu’un d’autre.
  • Il l’accuse d’avoir gâché sa vie.
  • Il ne cherche pas à obtenir de soutien.
  • Il surveille ses moindres gestes, écoute ses conversations téléphoniques, lit ses courriels et la suit.
  • Il a du mal à garder un emploi.
  • Il consomme de la drogue ou boit tous les jours.
  • Il ne respecte pas la loi.
  • Elle a des blessures non expliquées.
  • Elle n’a pas accès à un téléphone.
  • Elle est confrontée à d’autres obstacles (p.ex., elle ne parle ni le français ni l’anglais, elle n’est pas encore résidente du Canada, elle vit dans une région isolée).
  • Elle n’a ni ami-es ni famille.

Selon les statistiques, les femmes âgées de moins de 25 ans, les femmes handicapées, les femmes autochtones et les femmes qui sont des conjointes de fait risquent davantage de devenir victimes de violence. (Statistique Canada : La violence familiale au Canada : un profil statistique, 2005)

Comment aider?

Voici quelques suggestions pour aider une femme lorsque vous reconnaissez des signes avertisseurs de violence :

  • Lui parler de ce que vous avez constaté et lui exprimer votre inquiétude. Si elle parle de la situation de violence, lui dire que vous la croyez et que ce n’est pas de sa faute.
  • Lui suggérer de ne pas dire à son partenaire si elle a l’intention de le quitter. Sa sécurité est une priorité.
  • Lui proposer de garder ses enfants pendant qu’elle obtient de l’aide.
  • Lui offrir votre maison comme refuge pour elle, ses enfants et ses animaux domestiques. Si vous le faites, ne pas laisser son partenaire entrer chez vous.
  • L’encourager à faire un petit sac contenant des articles importants et le garder chez vous au cas où elle en aurait besoin.
  • Savoir que vous – ou elle – pouvez appeler la ligne Femaide, la maison d’hébergement locale ou, en cas d’urgence, la police.

Si elle nie la violence :

  • Lui dire qu’elle peut venir vous parler n’importe quand.
  • Ne pas vous mettre en colère ou ne pas vous sentir frustré-e par sa décision. Il est important de comprendre qu’elle risque d’avoir peur d’agir ou de ne pas être prête à le faire. Il est important de respecter ses choix.
  • Essayer de comprendre pourquoi elle peut avoir du mal à demander de l’aide. Elle a peut être honte.
  • Lui offrir de l’accompagner si elle a besoin de renseignements ou de soutien supplémentaires.
  • Si elle a des enfants, lui expliquer calmement que sa sécurité et celle de ses enfants et leur bien-être vous tiennent à coeur. Il est possible qu’elle admette plus facilement la situation si elle se rend compte que ses enfants risquent aussi d’être en danger.

Comment surmonter votre hésitation à offrir de l’aide

Voici quelques-unes des raisons pour lesquelles vous hésitez peut-être à apporter votre soutien :

Sujets de préoccupation
Vous pensez que cela ne vous regarde pas.

Facteurs dont il faut tenir compte
Il pourrait s’agir d’une question de vie ou de mort. La violence concerne tout le monde.

Sujets de préoccupation
Vous ne savez pas quoi dire.

Facteurs dont il faut tenir compte
Exprimer vos préoccupations et votre inquiétude est un bon début.

Sujets de préoccupation
Vous avez peur d’aggraver la situation.

Facteurs dont il faut tenir compte
Ne rien faire pourrait aggraver la situation.

Sujets de préoccupation
Ce n’est pas assez grave pour appeler la police.

Facteurs dont il faut tenir compte
La police est formée pour réagir et utiliser d’autres ressources.

Sujets de préoccupation
Vous avez peur qu’il ne se retourne contre vous et votre famille.

Facteurs dont il faut tenir compte
Lui parler lorsqu’elle est seule. Informer la police si vous recevez des menaces.

Sujets de préoccupation
Vous pensez qu’elle ne veut pas vraiment partir, parce qu’elle revient toujours.

Facteurs dont il faut tenir compte
Elle n’a peut-être pas le soutien ou les ressources nécessaires.

Sujets de préoccupation
Vous avez peur qu’elle se mette en colère contre vous.

Facteurs dont il faut tenir compte
C’est bien possible, mais elle saura que son sort vous tient à coeur.

Sujets de préoccupation
Vous considérez les deux partenaires comme vos amis.

Facteurs dont il faut tenir compte
Une de vos amies est victime de violence et vit dans la peur.

Sujets de préoccupation
Vous pensez que si elle voulait de l’aide, elle en demanderait.

Facteurs dont il faut tenir compte
Elle a peut-être trop peur et trop honte pour demander de l’aide.

Sujets de préoccupation
Vous croyez que c’est une affaire privée.

Facteurs dont il faut tenir compte
Ce n’en est pas une lorsque quelqu’un est blessé.

Assurer votre sécurité en tout temps. Ne pas intervenir physiquement en cas d’agression. Appeler la police en cas d’urgence. Tout le monde peut lutter contre la violence faite aux femmes.

Renseignements

La ligne francophone de soutien Fem’aide, au 1 877 336-2433 est disponible 24 heures sur 24 à l’intention des femmes victimes de violence en Ontario. Le numéro pour les femmes sourdes ou malentendantes (ATS) est le 1 866 860-7082. Le service est anonyme et confidentiel.

Le personnel de cette ligne peut vous aider à offrir de l’aide à la femme violentée ou vous donner une liste de programmes d’intervention auprès des partenaires violents. Il discutera avec vous des signes avertisseurs de violence que vous aurez constatés et vous fera des suggestions sur l’aide que vous pouvez fournir.

En cas d’urgence, appelez la police (9-1-1).

La plupart des Ontariennes et des Ontariens se sentent personnellement responsables de la lutte contre la violence faite aux femmes. La première étape est de reconnaître les signes de cette violence. Prenez les signes avertisseurs au sérieux. Pour plus d’information, visitez le site http://www.voisinsamisetfamilles.on.ca

Juin 2006 – Révisé janvier 2009
Available in English and other languages